L’un des combattants les plus talentueux évoluant hors de l’UFC pourrait bien se retrouver agent libre dès la fin de l’année prochaine.
Pour l’instant, toute l’attention de la catégorie des moins de 70 kg (lightweight) se porte sur l’UFC 324 prévu début 2026. En l’absence du champion Ilia Topuria, c’est Justin Gaethje et Paddy Pimblett qui vont s’affronter pour la ceinture intérimaire.
Mais l’UFC n’est pas la seule organisation à avoir un gros combat début d’année dans cette catégorie. Le roi des poids légers du PFL, Usman Nurmagomedov, s’apprête lui aussi à défendre sa ceinture, acquise en octobre dernier.
Après avoir dominé Paul Hughes pour la seconde fois, le Daghestanais a rendez-vous avec Alfie Davis lors de l’évènement du PFL à la Coca-Cola Arena à Dubaï, prévu le 7 février.
Une question revient souvent : que vaudrait Usman face au gratin de l’UFC ? La réponse pourrait arriver plus vite qu’on ne le pense, car l’organisation reine aura bientôt une fenêtre de tir pour tenter d’attirer un autre membre du clan Nurmagomedov.
Deux combats restants sur le contrat PFL d’Usman Nurmagomedov
À l’époque où Islam Makhachev régnait sur les lightweights (avant sa montée chez les welterweights), son coach Javier Mendez désignait déjà Usman comme son successeur naturel. L’année 2026 pourrait enfin offrir à l’UFC l’occasion de vérifier cette prophétie.
Dans une interview récente pour MMA Junkie, le champion du PFL a mis les choses au clair : il lui reste deux combats sur son contrat. Les négos pour la suite devraient d’ailleurs commencer avant même son prochain duel contre Davis.
« Je sais qu’il n’y aura que deux combats [en 2026], un au début et un à la fin de l’année. »
Usman précise sa pensée sur son avenir immédiat :
« J’ai encore deux combats sur le contrat et je pense qu’après celui-ci [contre Davis], on parlera de la suite. On verra l’intérêt qu’ils me portent. »
Mais attention, le Daghestanais ne semble pas pressé de partir. Il est bien traité là où il est :
« Pour moi, au PFL, tout va bien. Je suis champion et il y a plein de prétendants qui peuvent émerger. »
« Le PFL, c’est bien. Tu peux écrire l’histoire ici aussi. La vraie question, c’est : qu’est-ce qu’ils vont me proposer ? On verra ça. »
Ali Abdelaziz prévient : pas de baisse de salaire
Si Usman semble heureux de sa situation actuelle, il précise qu’il s’en remettra à son management pour la décision finale. Et peu importe le scénario, son agent Ali Abdelaziz a déjà prévenu : pas de discussion avec l’UFC sans une condition sine qua non.
Pour que le transfert se fasse, l’UFC doit sortir le chéquier. Le manager a été très clair : Usman ne fera pas de cadeau. Exactement comme pour le transfert de Kayla Harrison, une baisse de salaire est hors de question.
« Il gagne énormément d’argent au PFL, ils le traitent super bien et il est riche. Au final, c’est du business. […] Pour qu’Usman vienne ici (à l’UFC), tout le monde doit être content. Je veux m’assurer que le PFL soit content. Et lui, il doit être payé. »
Abdelaziz insiste lourdement sur ce point : son poulain ne viendra pas pour la gloire s’il faut sacrifier son compte en banque.
« Il n’acceptera pas une baisse de salaire pour venir à l’UFC. Kayla n’a pas baissé son salaire pour l’UFC. »
Si les planètes s’alignent et qu’Usman débarque dans la cour des grands, son manager n’a aucun doute sur le résultat final : « Vous aurez un autre Nurmagomedov champion. »




