UFC 324 : Justin Gaethje est prêt à lutter avec Pimblett, « Peut-être que je vais le soumettre ! »

Viviane

19 décembre 2025

Justin Gaethje soumission

Justin Gaethje pourrait bien aller chercher un bonus à l’UFC 324, mais peut-être pas de la manière habituelle.

‘The Highlight’ a une opportunité en or de décrocher sa deuxième ceinture intérimaire des poids légers en affrontant Paddy Pimblett le 24 janvier. Si l’affiche est souvent résumée à un combat entre striker (Gaethje) et grappler (Pimblett), l’Américain assure qu’il est fin prêt à tester ses compétences au sol contre l’Anglais.

Son jeu au sol ? Une force désormais

Gaethje n’a pas oublié ses défaites cuisantes contre les meilleurs du grappling à l’UFC, notamment Khabib Nurmagomedov et Charles Oliveira. Cependant, il insiste sur le fait que ces défaites ne racontent pas toute l’histoire de son niveau actuel.

Lors d’une interview avec Submission Radio, il a tenu à apporter des nuances :

« Les gens se focalisent sur les gros combats que j’ai eus contre les grapplers les plus élitistes, et où j’ai eu des problèmes. Mais n’oublions pas que Charles Oliveira m’a mis au sol en me sonnant d’un coup de poing. Quant à Khabib, c’était un tout autre défi. »

Il est clair qu’il a tiré des leçons de ces échecs :

« [Pimblett] est un très bon grappler. Mais depuis le combat contre Charles Oliveira, j’ai intensifié mon entraînement en jiu-jitsu et en grappling, et honnêtement, j’y prends plus de plaisir que jamais. »

Gaethje affirme que son plan n’est pas d’amener le combat au sol. Néanmoins, il se dit confiant dans sa capacité à se défendre et à surprendre.

« Je ne cherche pas à grappler, mais ma capacité à empêcher les gens de m’amener au sol est sans égale, je n’ai aucun doute là-dessus. »

Il prévient Pimblett :

« Il va d’abord falloir qu’il me mette en danger avec ses coups de poing, ses coups de pied ou ses genoux. C’est la seule façon d’augmenter ses chances au sol. Ce jeu est tellement fou, on ne sait jamais. Peut-être que je vais le soumettre. Ça, ce serait une chance sur un million, par contre. »

Pour la petite histoire, la seule victoire par soumission de Gaethje (sur 21 victoires au total) remonte à ses débuts, bien avant de devenir une superstar de l’UFC.

Paddy Pimblett striking

Gaethje démonte le jeu debout de Pimblett

Malgré sa réputation de grappler, Pimblett commence souvent ses combats debout. Gaethje respecte la puissance de l’Anglais, mais y voit surtout une faille à exploiter.

« J’évalue son striking à 7 ou 8. Il met beaucoup de puissance dans ses frappes, et si vous vous faites toucher, ça pose un problème. »

Cependant, il note que l’agressivité de Pimblett le conduit souvent à se jeter :

« Il avance constamment, et c’est ce qui lui permet d’atteindre les positions de clinch et de takedown après ses frappes. Mon travail va être de créer des angles et de le faire courir droit dans mes coups. J’ai toujours dit que je provoquais des accidents de voiture, et je veux être l’objet le plus rapide et le plus fort pour contrôler ses déplacements. »

La polémique de l’interim : une fatalité acceptée

Le combat pour la ceinture intérimaire a engendré des critiques, notamment l’exclusion du prétendant nᵒ 1, Arman Tsarukyan. Gaethje reconnaît avoir lui aussi subi la désapprobation des fans.

« J’ai ressenti autant de haine pour moi que pour [Pimblett]. Les fans d’Arman se sentent lésés, et je le comprends. Mais c’est un jeu tellement fou, et le timing fait tout. »

Il rappelle que l’imprévisibilité fait partie du sport :

« J’ai battu Dustin Poirier, et il a fini par se battre pour une ceinture après. C’est un jeu où il y a tellement de variables que vous ne contrôlez pas. Il faut simplement être prêt quand l’occasion se présente. »